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15/04/2009

Une action concrète en faveur des Talibés

IMG_0283.JPGDepuis plusieurs années, JCG tente de nous sensibiler sur le sort des enfants Talibés à travers ses articles et ses photos.  (voir dossier spécial talibés)

Notre envoyé spécial ne fait pas que parler, il passe aussi à l'action. La preuve, il est à l'origine avec de nombreux acteurs sociaux locaux d'une intitiative, qui s'est déroulée au début du mois à M'Bao, dans la banlieue de Dakar.

Guirane Diène, directeur de JCLTIS  nous propose un bilan de cette intitiative encourageante:

 JOURNEE D’ ECHANGE ET DE SOLIDARITE POUR LES TALIBES DE M’BAO

 Le 02 avril 2009, s’est tenue au complexe socio-éducatif de Mbao (Dakar) une journée d’échange et de solidarité pour les talibés de la commune.

Sous l’égide de JCLT Interventions Sociales, ONG organisatrice de l’ évènement, Enda Jeunesse et Action, Enfants et Jeunes Travailleurs, les daaras et la commune de Mbao, ce moment d’échange a été organisé aux fins de mettre en place un plan d’action au niveau local.

L’objectif général visé au sortir de cette journée est d’une part l’amélioration des conditions de vie des enfants talibés ainsi que l’adoption d’un cadre réglementaire par les acteurs portant sur l’ouverture des daaras et d’autre part la réduction de la mendicité.

 La tâche est certes complexe mais tous les participants, au nombre de 350 personnes, se sont engagées à mettre le pied dans l’étrier en venant en aide à ces enfants dont l’avenir demeure incertain.IMG_0344.JPG

L’assistance a pu visionner un diaporama de 135 photos et le film ‘Les enfants perdus de Mbour’, récemment diffusé en France, avec un impact négatif sur l’image de notre pays. Ce voyage au travers des images dans le monde des enfants talibés a créé un véritable électrochoc pour que les imam et marabouts coraniques présents se lèvent pour dire ‘plus jamais ça’. Mieux, ils pensent que ce film et ce diaporama doivent être largement diffusé pour alerter l’opinion sur cette réalité bien de chez nous et qui malheureusement concerne certains daaras qui exploitent et maltraitent les enfants.

 Les risques qui guettent les enfants talibés fugueurs ont été illustrés par le film ‘Poussière de ville’ du cinéaste Moussa TOURE, fait sur les enfants de la rue en République Démocratique du Congo.

 Bien que la tâche s’annonce immense et complexe, les acteurs (commune de Mbao, JCLT Interventions Sociales, Enda, les Oulémas, les maîtres coraniques et les populations) comptent appliquer un plan d’action sur le territoire communal pour aider les enfants talibés et réglementer la mendicité.

 Entre autres préoccupations, le plan d’action se résume en six axes :

  • protection de l’enfance,

  • Hygiène et santé,

  • Amélioration du cadre de vie des daaras,

  • Citoyenneté du talibé,

  • Education et formation professionnelle,

  • Sports et loisirs.

 En fin de journée, leIMG_0332.JPGs participants ont fait les recommandations suivantes : Vulgarisation de plan d’action au niveau communal, Implication et prise de responsabilité de l’Etat de la commune de Mbao pour aider et réglementer l’ouverture des daaras de toute sorte, Mise en place d’un comité de contrûle et d’inspection, Ouverture d’une halte ou maison de l’enfant talibé, Poursuite des adultes déviants.

 Il faut préciser au passage que ces recommandations vont s’appuyer sur une réglementation en vigueur dans notre pays et à mettre en place au niveau communal : Code de la famille, Convention des droits de l’Enfant, Code de procédure pénale, Rédaction d’une charte locale pour l’enfant talibé, Autorisation/agrément des daaras délivrés par un comité pédagogique et religieux, Arrêté municipal réglementant localement la mendicité et l’ouverture des daaras.

 La journée d’échange et de solidarité pour les enfants talibés s’est enfin achevée avec la remise d’aides offertes par M. José GALLAND (Français qui agit à Mbao depuis 25 ans) aux onze daaras recensés dans la commune. Ainsi 300 jeunes talibés vont utiliser 40 nattes grand modèle, 40 matelas, 200 planchettes (alouwas) et des vêtements.

Guirane DIENE, directeur de JCLTIS.

01/04/2008

Les Talibés, une réalité au Sénégal.

Vous ne pouvez être au Sénégal sans rencontrer un peu partout à la ville dans les rues, sur les places, aux abords des stations service, des magasins, des hôtels ou des gares routières, des enfants de 6 à 15 ans sollicitant l’aumône une boite de conserve vide ou un pot en plastic à la main ou sous le bras. Ce sont des talibés. Ils seraient selon des relevés de l’UNICEF plus de 170 000 dont 100 000 dans la région de Dakar.

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Ces gosses contraints à mendier constituent un véritable scandale et un fléau social dans ce pays où les pouvoirs publics ne tiennent pas à traiter sérieusement du problème de peur d’aller à l’encontre des coutumes ou de l’Islam et afin de ne pas mécontenter les marabouts, dont certains les exploitent à des fins personnelles. On pourrait même avancer que la charité est devenue une industrie très lucrative pour nombre d’entre eux qui se sont installés dans les grandes agglomérations.

Sales, vêtus d’habits trop grands ou déchirés, souvent pieds nus, parfois malades ou couverts de plaies, ces jeunes garçons, mal nourris mendient dix heures, voire plus, par jour, sept jours sur sept. Ils courent les rues, errent de maison en maison, à la recherche de quelques sous, de grains de riz ou de morceaux de sucre, de restes de repas pour apaiser la faim qui les tenaille.

Certains de leurs ‘protecteurs’ les tiennent en permanence dans un état crasseux et leur font adopter un profil misérable afin qu’ils obtiennent plus facilement quelque nourriture et surtout de l’argent à leur profit. S’il ne rapporte pas la somme fixée par le maître (400 à 500 FCFA, soit 0,6 à 0,75 € environ, par jour), le talibé est battu, souvent à coup de trique (ce qui explique les cicatrices qui marquent son corps). Par peur des mauvais traitements et des châtiments corporels, d’aucuns de ces enfants des rues en viennent à de menus larcins ou à dépouiller les plus faibles d’entre eux.

Nombre de talibés vivent dans des baraques délabrées, parfois sans toit, et couchent à même le sol sans protection ni isolation. Souvent à 25 ou plus dans un local de 10 /12 m², ils ne disposent que d’un espace très réduit pour dormir. D’autres passent la nuit à la belle étoile ou dans des abris de fortune. Pas d’eau, pas de sanitaires, pas d’électricité; mais les poux, les punaises, les cafards, les rats sont leurs compagnons de misère.

Leurs conditions de vie, d’hygiène et d’alimentation font que ces enfants maltraités sont souvent victimes de différentes maladies (choléra, malaria, gale). Toute plaie, même la plus bénigne, s’infecte du fait d’un manque d’hygiène corporelle et d’un environnement pollué et pathogène. Par ailleurs, ils ne bénéficient jamais des campagnes de vaccinations.

Chaque fois qu’un talibé m’aborde et que je croise son regard, mon cœur bat la chamade.

A suivre.

L' éducation coranique.

Au sens étymologique du mot, le talibé est le disciple d’un marabout qui lui enseigne le Coran. Il n’est pas rare de rencontrer au Sénégal des adultes talibés qui, moyennant sa protection et son assistance, se mettent entièrement au service d’un marabout pour le compte duquel ils travaillent (travaux domestiques et agricoles notamment).

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Dans la brousse, les familles musulmanes ‘envoient’ pour la journée, en échange d’apports en nature, leurs enfants dès l’âge de trois ans chez un marabout qui doit leur donner une éducation coranique dans un daara (enseignement du Coran, initiation à la vie communautaire et ascétique, acquisition du sens de l’humilité, de la discipline et d’une capacité à l’endurance face à l’épreuve). Il est dans les coutumes que le jeune élève de l’école coranique apporte une aide à leur maître (sérigné) dans les tâches domestiques et sollicite l’aumône.

Dans la cité, des daaras qui dispensent une éducation religieuse, pourquoi pas, dans la mesure où elles laissent la place à une scolarisation normale pour l’enfant, dont le devenir doit être pris en compte, et dans la mesure où ce dernier n’est ni maltraité ni exploité ? Une demande de participation des familles ou de la population aux frais du marabout est alors acceptable puisque ni l’Etat ni les pouvoirs publics sénégalais, qui ont déjà bien du mal à organiser l’éducation nationale, ne subventionnent les écoles privées.

Les différentes migrations et l’ampleur de la pauvreté ont engendré une prolifération incontrôlée d’écoles coraniques dans les villes et la région du Cap Vert (Dakar) ainsi que la génération spontanée de petits marabouts auto-proclamés peu scrupuleux. Et c’est là que commence le scandale lorsque la recherche du profit pour le chef religieux supplante l’apprentissage du Coran et l’éducation pour les enfants. Ce serait même juteux pour certains marabouts véreux qui n’hésitent pas à recruter dans la brousse ou à l’étranger plusieurs dizaines de talibés qu’ils accueillent à temps complet dans des conditions indignes avec le seul but de récolter encore un peu plus d’argent dans les rues.

Des garçons de 6 à 15 ans, issus de familles la plupart du temps miséreuses et confiés à un marabout pour réduire le nombre des bouches à nourrir, sont alors contraints à mendier dix heures par jour au profit de leur maître.

Malheureusement nombre de parents oublient leur enfant plus ou moins volontairement dès qu’il a quitté le village ou la famille et nombre de marabouts, craignant d’avoir des comptes à rendre, ne tiennent pas tellement à ce que leurs ‘protégés’ revoient leurs géniteurs. A suivre.

31/03/2008

La journée d'un Talibé.

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Des organisations non gouvernementales (ONG), notamment l’UNICEF, estiment qu’il y aurait plus de 170 000 enfants talibés mendiants au Sénégal (la Casamance est moins touchée par ce fléau). La communauté internationale dit s’émouvoir du problème…. Toujours est-il que depuis mon premier voyage dans la région de Dakar en 1985, leur nombre a considérablement progressé et que leur situation est toujours aussi dramatique tant pour le présent que pour l’avenir. On peut simplement observer que, grâce à l’action d'associations ou de parrainage, ils sont moins mal vêtus, qu’ils ont plus souvent des sandales aux pieds ou que leur ex-boite de conserve rouillée est remplacée par un pot en plastic. Certes les actions se multiplient sur le terrain mais l'ampleur du problème est telle et les enfants des rues si nombreux, surtout à Dakar et dans sa banlieue......

La journée d’un talibé:
- 05 h 00 Lever.
- 07 h 00 Mendicité pour le petit déjeuner.
- 10 h 30 Retour à l' Ecole coranique.
- 13 h 00 Mendicité pour le déjeuner.
- 15 h 30 Retour à l' Ecole coranique.
- 18 h 30 Mendicité pour le dîner et quête.
- 21 h 00 Retour à l' Ecole coranique.
- 23 h 00 Coucher.

Vers 16 h 00, à tour de rôle des groupes d’enfants sont envoyés chercher du bois de chauffage pour les cours du soir qui se déroulent autour d’un feu. Il n’y a généralement pas d’activité à l’école coranique le jeudi après-midi et le vendredi jusqu’à 16 h 30.
En réalité, ce n’est qu’un emploi du temps théorique et les talibés consacrent à peine 30 % de leur temps à l’apprentissage du Coran. Ils sont plus souvent dans la rue qu’à l’école. Certains même y sont constamment, leur maître ne s'intéressant à eux que pour leur prendre l'argent qu'ils ont récolté.

C’est ainsi que lorsqu’ils atteignent l’âge de 16 ans ces enfants ne savent ni lire ni écrire, ils n’ont appris aucun métier, leur santé est précaire du fait des privations et de la malnutrition qu’ils ont connues pendant de nombreuses années, les liens avec leur famille sont rompus. Il ne leur reste que la rue à nouveau et sur leur corps les cicatrices dues aux châtiments reçus; il ne faut pas alors s’étonner s’ils risquent de constituer par la suite l’essentiel de la criminalité du pays.

A suivre

30/03/2008

Quel avenir pour ces enfants ?

Peut-on accepter cette situation désastreuse ?
Quel avenir pour ces gosses qui passent plus de temps à mendier dans la rue qu’à s’instruire ?
Comment la communauté internationale peut admettre que des marabouts exploitent ainsi des enfants qu’ils sont amenés à considérer comme leur ‘richesse’? Pourquoi ne conditionnerait-on pas l’aide au développement du Sénégal à la mise en oeuvre d’un plan drastique de résolution du problème des talibés ?
Paroles de Talibés de Dakar (très difficiles à obtenir car ces enfants craignant des représailles de leur maître ou de ses adjoints ne veulent pas parler): 
'Ca fait 5 saisons des pluies que je suis ici’ (ndlr 5 années).
‘Je viens du fleuve’.
‘ Je sais pas où sont mes parents’.
‘Le sérigné, il nous bât et nous donne pas à manger’.
‘Je sais pas lire l’heure’.


Il arrive que des talibés victimes de châtiments ou trop maltraités fuguent. Certains sont repris par les hommes de main du marabout et à nouveau châtiés, d’autres seront arrêtés par les pouvoirs publics et confiés à l’éducation surveillée, d’autres disparaîtront ou se réfugieront dans des endroits insalubres désertés par leur population.

Certains avancent que les talibés seraient en 2008 près de 200 000. Sans oublier avant tout le drame au quotidien pour ces enfants et leur devenir, on peut imaginer les conséquences néfastes que peut avoir ce fléau pour le développement du pays.

Croyez vous que le marabout mette ses propres enfants au même régime que les talibés ?
Que nenni. Ils suivent une scolarisation normale et profitent comme leur père et leur famille des produits de la mendicité forcée de ces derniers.

29/03/2008

Pédophilie, drogues, violence: les dangers qui guettent les talibés selon Ousseynou N'Diaye

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A cette heure très matinale, repérant tous les feux rouges les talibés circulent pour demander de l'aumône dans la foule massée aux abords de la route. Mal habillés, la plupart d'entre eux ne portent pas de chaussures. Certains ont des plaies sur la tête et même sur les pieds. Ils se contentent de mettre du sable sur leurs plaies tout en ignorant le risque qu'ils encourent.
Le pot de tomate vide en bandoulière, ils mènent des courses effrénées lorsqu'un car se pointe à l'horizon. Ces jeunes êtres sans défense dont les droits sont violés au quotidien, ne se soucient même pas de leurs conditions(un jeune talibé a été heurté cette semaine par une voiture et il est mort sur le coup à la porte de l'université cheikh anta diop) mais de ce qu'ils vont donner à leur marabout au retour. "Nous nous réveillons tôt le matin, après la prière pour apprendre nos versets coraniques sous l'œil vigilant de nos aînés. C'est vers les coûts de 7 heures que nous prenons nos pots pour aller mendier jusqu'à 10 heures. Heure à laquelle nous revenons pour apprendre. Mais chacun doit revenir avec 250 F cfa pour le marabout.
A midi, il faut repartir pour mendier de quoi manger
" informe le jeune talibé qui poursuit :" Comme aujourd'hui, c'est vendredi, les plus grands parmi nous, vont en ville dans les grandes mosquées pour avoir beaucoup d'argent à verser au marabout. Parfois, je quitte la banlieue pour venir mendier jusqu'au garage de Colobane. Là bas, je connais beaucoup de femmes qui tiennent des gargotes, elles donnent à manger une fois que je leur débarrasse de leurs eaux usées et ordures".

Le manque d'hygiène, le commun des talibés

La plupart de ces jeunes talibés sont laissés à eux-mêmes. Ce sont des haillons, des lambeaux sales qu'ils portent durant des jours et ils ne se lavent pas quotidiennement. Beaucoup d'entre eux traînent des maladies dermathologiques avec des boutons et des plaies qui peinent à guérir. "Il y a une mère de famille qui m'a adopté. Elle me donne à manger et me donne aussi des vêtements quand elle me trouve sale. Parfois, je me lave chez elle mais personnellement, je ne peux prendre quotidiennement mon bain", souligne un jeune talibé. Un autre beaucoup plus jeune avance : " J'ai des plaies qui peinent à guérir.
Je les soigne avec du sable. Quand j'ai du savon, je prends mon bain mais je peux rester une semaine sans me laver
". Ces jeunes souffrent dans une indifférence totale comme s'ils ne font pas partie de la société alors qu'ils ont droit à l'éducation au même titre que les autres. Cependant, certaines bonnes volontés leur tendent la main pour les aider à sortir de cette situation difficile.
"Ma maison est fréquentée par beaucoup de talibés d'où mon nom: "mère de talibés". Je leur donne à manger et surtout du savon pour qu'ils puissent se laver. La plupart d'entre eux sont sales et ils traînent des boutons et des plaies qui ne guérissent jamais. J'achète de l'alcool pour les soigner. C'est le fait qu'ils restent longtemps sans prendre de bain qui fait qu'ils tombent malades" souligne Maty Sy, gérante de gargote. Ces enfants sont exposés à beaucoup dangers.

Pédophilie, drogue, violence: les dangers guettant ces talibés sans défense !

Ces jeunes talibés sont parfois battus par leur marabout. Certains d'entre eux portent des cicatrices qui témoignent des sévices subits. Ils sont parfois la proie facile des pédophiles et des trafiquants de drogue qui peuvent profiter de leur ignorance pour les exploiter. "Il y a des choses graves qui arrivent à ces enfants. Parfois, ils sont violés, battus et utilisés par les trafiquants de drogue pour écouler leurs marchandises"+ "Toutes les cicatrices que j'aies sur mon corps, c'est notre marabout qui me battait tout le temps.
Il est méchant avec nous surtout quand tu n'amènes pas assez d'argent après avoir passé beaucoup de temps dehors. Au niveau du quartier de Gounass, nous connaissons des personnes qui nous donnent des sachets à livrer dont nous ignorons les contenus. Nous soupçonnons que c'est du chanvre indien mais, nous n'osons pas refuser malgré les mises en garde des marabouts. En contre partie, ils nous donnent à manger et beaucoup d'argent. Ils nous conseillent de mettre le sachet dans nos pots comme si on nous avait donné cela comme aumône
", avance un talibé qui avoisine la vingtaine.
Ces jeunes souffrent au plus profond de leur âme, arrachés de leur famille restée au village, ils sont jetés au milieu de cette grande métropole qu'est Dakar avec les dures réalités de la vie. La plupart d'entre eux passent tout leur temps à mendier et ne maîtrisent pas très bien le coran comme cela devrait être le cas. Les marabouts chargés de leur dispenser des cours ne pensent qu'à l'argent qu'ils rapportent au quotidien. Ces informations fournies par les talibés sont balayer d'un revers de la main par un marabout.
"L'argent que me donnent mes talibés, me permet de payer la location des lieux où nous sommes. Je ne leur impose aucune somme d'argent. Je leur met devant le fait accompli qu'on a un loyer à payer à la fin du mois pour qu'ils puissent me venir en aide. Il n'y a pas d'électricité ici, nous avons des lampes tempêtes. Je les bats pour leur donner une bonne éducation et non par méchanceté", note serigne Mbodji. Chaque hivernage, serigne Mbodji retourne avec ses talibés au village pour cultiver la terre. Et l'argent que les talibés amènent au quotidien, leur permet d'acheter des habits pour le retour au village durant l'hivernage.
ça demande vraiment une solution c'est pourquoi je le soumets aux visiteurs de vudici de donner des solutions et pourquoi pas contribuer à combattre ce mal.

Ousseynou N'Diaye

24/03/2008

Dénoncer un système

 système.jpgIl ne s’agit pas de s’en prendre à la religion musulmane, ni à la culture africaine ou sénégalaise, ni aux marabouts dont la grande majorité n’ ont rien à se reprocher.

Il s’agit avant tout de sauver des enfants maltraités et contraints à la mendicité 10 h par jour. Il s’agit de combattre l’action de petits marabouts auto-proclamés qui utilisent des enfants pour s’enrichir, qui n’hésitent pas à déplacer des enfants de la brousse, ou à aller en chercher dans des pays voisins, pour les faire mendier à leur profit dans la région de Dakar.

Il s’agit aussi de dénoncer un système qui aboutit à sacrifier une partie de la jeunesse qui, sans scolarisation dans la langue officielle du pays et sans formation professionnelle, n’aura guère d’avenir et ne pourra participer efficacement au développement du Sénégal.

22/03/2008

où faire un don?

don.jpgDans l’émouvant reportage diffusé par Thalassa sur FR3, ‘Les Enfants perdus de MBOUR, devant la caméra le maître coranique ‘caressait’ de sa lanière les enfants qui n’arrivaient pas à réciter par cœur les versets du Coran.Dans la réalité, il s'agit habituellement de véritables coups de lanière ou de trique. Le réflexe de protection de l'enfant terrorisé en est bien la preuve. Les nombreuses cicatrices que portent sur leur corps quantité de talibés ne sont pas toutes dues à des accidents ou des bobos non soignés. Nombre d'entre elles témoignent de coups et de maltraitance.

 On nous signale que si vous désirez faire quelque chose pour des talibés vous pouvez adresser des dons à

Sauvegarde de l'Enfance du Pays Basque

Parrainage Sénégal

68 avenue de Bayonne

64600 ANGLET

qui transmettra à une association locale, Organisation Non Gouvernementale, qui agit dans la banlieue de Dakar.

Précisez dans votre envoi: pour les Talibés de M'BAO.

La Sauvegarde de l'Enfance du Pays Basque est une Association Loi 1901 reconnue d'intérêt général.

16/09/2003

Documentaire Thalassa: les enfats perdus de M'bour