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24/01/2011

Modou : un talibé de Dakar

GEDC0252.JPGLe 15 novembre 2010,  à M’BAO, Modou un petit talibé de six ans, originaire du Centre du Sénégal, a été  trouvé mourant, à même le sol au fond d’une sordide pièce d’une école coranique, abandonné seul, livré à lui-même ainsi que 53 autres enfants de moins de quinze ans, sans soins, sans nourriture, sans surveillance ni protection, par leur marabout parti fêter la Tabaski dans son village au Saloum, à 300 km de Dakar.

Bien que prévenu de l’état grave de Modou, le maître coranique  ne rejoindra pas son internat.

L’enfant, fortement anémié, fiévreux, incapable de se tenir debout et d’absorber la moindre nourriture, a alors été temporairement recueilli par une famille qui l’a fait soigner (cinq perfusions et un traitement important ont été nécessaires) et l’a entouré de toute son attention ainsi que de beaucoup d’amour comme il se doit étant donné son jeune âge.

Bien entouré, il reprenait vie et de l’appétit. Sa respiration redevenait normale et son extrême fragilité s’améliorait de jour en jour. Il apprenait à compter en Français et à écrire. Sa vivacité retrouvée et son nouveau sourire permettaient l’espoir.

Son maître coranique est réapparu à M’BAO le 30 novembre dans l’après-midi.

Le 3 décembre au soir, sur prescription de la brigade de gendarmerie qui avait été alertée dès le 22 novembre mais qui n’est jamais venue sur place pour constater l’abandon de ces enfants et leurs conditions de vie, Modou a dû être remis à son indigne maltraitant sans que ce dernier apporte la preuve que cet enfant lui avait été confié par ses parents et avec ses moins de trente ans d’âge justifie de sa capacité à pouvoir assurer son éducation ainsi que sa prise en charge et sa sécurité. Accusés par des individus d’enlèvement d’enfant, nous n’avons sur le coup rien pu faire d’autre.

Malgré ses gros sanglots, Modou est à nouveau livré à l’enfer, contraint à la mendicité, sans perspective d’avenir, esclave d’un marabout irresponsable avide de gain… alors que le bon sens aurait voulu qu’il soit remis à ses parents et le maître coranique mis hors d’état de nuire.

Il y a des centaines de jeunes victimes comme Modou à MBAO, des milliers et des milliers dans la région de Dakar. Leurs bourreaux agissent au grand jour en toute impunité.

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11/03/2009

Dossier spécial: se mobiliserait-on enfin pour les Talibés ?

img_1578_3.jpgThalassa en diffusant le 20 février sur FR3 'LES ENFANTS PERDUS DE MBOUR', documentaire sur des Talibés au Sénégal, a provoqué une vive émotion chez beaucoup de personnes.

Ce problème, qui ne date pas d'aujourd'hui, mérite une réelle attention. JCG, notre spécialiste du Sénégal s'intéresse au drame des talibés depuis plus de 20 ans et a rédigé plusieurs articles sur le sujet qui mérite bel et bien un dossier spécial dans Vudici.

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Reportage photo: le Sénégal en 2006

 

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18/04/2007

L'alphabétisation au Sénégal selon Ousseynou N'Diaye

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Comme dans beaucoup de pays en voie de développement, l'illettrisme et l'analphabétisme sont importants au Sénégal et sont un frein à la croissance. L'enseignement public est pourtant d'assez bonne qualité si on le compare à d'autres pays d'Afrique. Le problème vient en fait des zones rurales qui sont vraiment défavorisées. La création au milieu des années 90, des «volontaires de l'éducation», ces jeunes bacheliers envoyés en brousse pour une indemnité de 50.000CFA/mois seulement (76 euros) a largement contribuer à aider ces populations rurales qui ont de grandes difficultés à envoyer leurs enfants à l'école. Les conditions d'enseignement dans les campagnes sont néanmoins très difficiles. Faire acheter un stylo à 100CFA (0,15 euros) à un enfant tient du miracle et Ne parlons donc même pas des livres même si maintenant le gouvernement à travers les communes d’arrondissement commencent à prendre en charge le matériel scolaire en début d’année. Par exemple dans ma localité à Mbao le maire prend en charge les fournitures et prend même la responsabilité d’insérer dans les centres professionnels les enfants qui ne fréquentent plus l’école pour k’il se tape un métier.
Dans les endroits les plus excentrés, il n'y a qu'un seul niveau de classe pour tous les élèves qui étudient avec une simple ardoise sous une paillote. Les meilleurs élèves comme les moins bons sont donc vraiment pénalisés. La région de Tambacounda, la plus grande du Sénégal, compte deux collèges publics et un lycée public !!! Beaucoup n'ont pas les moyens d'envoyer leurs enfants en pension ou dans des familles. Ici, les catholiques Bassaris et Tendas-Bediks sont favorisés puisque souvent les missions catholiques envoient à leur frais les meilleurs élèves dans les meilleures écoles du pays. A Dakar, il est assez rare de voir un enfant ne pas parler français. A part dans les quartiers les plus pauvres comme Ngor, Pikine, Yoff-pêcheur, la situation est plutôt bonne quand à l'enseignement primaire.
Maintenant il y a des solutions car beaucoup d’établissements créent des jumelages avec des écoles françaises ou précisément européenne comme ça il ya des envoies de matériels scolaires ou bien beaucoup d’autres matériels utiles à la bonne marche de l’éducation

17:40 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1)

20/03/2007

La famille au sénégal selon Ousseynou Ndiaye

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Comme sur le reste du continent, la famille reste le noyau de la société sénégalaise. C'est grâce à cette famille que la population «tient le coup» malgré la crise chronique que connaît le pays. Mais c'est aussi parfois à cause de ce lien pesant que le pays éprouve certaines difficultés.

C'est en conciliant cette solidarité à une conception plus autonome de l'individu que des progrès réels pourront être réalisés. Le problème, car c'en est un en partie, saute tout de suite aux yeux de l'étranger. Les sénégalais en ont conscience et tentent petit à petit de le résoudre : le travail, denrée rare et presqu'introuvable en milieu urbain, est systématiquement donné aux parents plus ou moins proches de la personne chargée de recruter. Le problème engendré par ce comportement est multiple : d'une part, le parent employé n'aura pas forcément les qualités requises pour cet emploi. S'ensuit donc une multitude d'erreurs commises par ces personnes non qualifiées.
D'autre part, les études pourtant très prisées par les sénégalais, ne serait-ce que par enrichissement culturel, ne peuvent qu'être dévalorisées par ce genre de recrutement familial : «pourquoi étudier puisque mes relations familiales ne me permettront pas d'avoir un emploi correspondant à ma qualification?» Et inversement : «pourquoi étudier puisque de toute façon mon oncle bien placé dans l'entreprise X me fournira un emploi ?».

Un certain découragement s'empare donc des jeunes qui deviennent souvent fatalistes ne voyant comme unique solution que l'émigration. Les petites annonces d'emplois proposées par les organisations internationales ne sont même plus lues par les diplômés puisqu'ils savent que c'est un sénégalais qui s'occupe du recrutement et que l'annonce n'est qu'une formalité imposée par les coopérants étrangers ! Le résultat de cette préférence familiale, fait humainement compréhensif mais économiquement déplorable, fait que les familles riches ont tendance à s'enrichir grâce à la multiplicité des emplois et que les plus pauvres stagnent dans leur misère. On se souviendra de cette annonce nécrologique sur une radio nationale concernant un cadre d'Air Afrique : «Mme Fatou X, sa tante, gestionnaire à Air Afrique, Mr Hassan X, son frère, contrôleur aérien à Air Afrique, Mr Mamadou X, son frère, agent d'entretien à Air Afrique, etc...ont la douleur de vous annoncer etc....».

On comprend désormais mieux la faillite de cette compagnie aérienne bananière où le recrutement familial était la règle et où la moitié des passagers voyageaient à l'oeil bénéficiant des billets gratuits réservés au personnel et à leurs familles. Néanmoins, en milieu rural, ce phénomène s'atténue du fait de la quasi-absence de travail salarié. Tout le monde est agriculteur et personne ne chôme vraiment.

Cette solidarité familiale loin de s'exercer uniquement dans les situations favorables se manifeste également en cas de problème. Jamais un sénégalais ne sera démuni face à une perte d'emploi ou au décès d'un proche. Il y aura toujours un lit, toujours une assiette pour un frère, un neveu, un grand-père ou une arrière-petit-cousin dans l'embarras. C'est même un devoir d'aider cette personne, au risque, si on ne le fait pas, de passer dans le village pour une famille indigne.

La majorité des sénégalais étant dans «l'embarras» on comprends mieux pourquoi une personne qui travaille en peut en avoir vingt autres à sa charge. Ce besoin de «bien paraître» aide également à comprendre pourquoi lorsqu'un membre de la famille fait un acte répréhensible par la loi ou condamnable par les traditions, c'est sur tous les parents que rejaillissent la honte et l'opprobre, sur plusieurs générations. L'héritage des vieilles traditions familiales se voit dans la vie de tous les jours. Dans la plupart des familles par exemple les hommes mangent de leur côté, alors que femmes et enfants mangent à part.

ousseynou ndiaye

13:30 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1)

09/03/2007

Sénégal: la vie quotidienne.

 

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La population sénégalaise s'offusque de l'augmentation des prix des denrées alimentaires de première nécéssité au lendemain des élections présidentielles et interpelle le gouvernement.

Le prix du riz vient de passer de 250 à 275 FCFA le kilo (0,38 euros à 0,42 euros), soit une progression de plus de 10 %.. Le pays produit du riz le long du fleuve Sénégal au Nord et à l'Est mais ne s'auto-suffit pas et importe de Thailande la majeure partie de ce qui lui est nécessaire.

 Le litre d'huile passe de 750 à  800 FCFA (1,14 euros à 1,22 euros). Le train de hausse concerne également le lait en poudre, le sucre en morceaux, la tomate concentrée, la viande et bien d'autres produits utilisés au quotidien par les familles, qui, rappelons le, sont trés nombreuses. Beaucoup de maisons familiales subviennent aux besoins de 15 à  20 personnes et la fonction "alimentation" est conséquente.

Afin d' apprécier la notion de pouvoir d'achat, voici quelques chiffres concernant ceux qui ont la chance d'avoir du travail. Un maçon gagne par journée de huit heures trois mille FCFA (4,55 euros). Un maître d'école volontaire touche mensuellement 60 à 70 000 FCFA (91 euros à 106 euros) et un maître d'école formé et confirmé 120 000 FCFA (182 euros). Un moniteur de formation professionnelle de plus de 10 ans d'ancienneté reçoit 130 000 FCFA (moins de 200 euros) par mois. La majorité des Sénégalais vit de petits boulots aléatoires ou fait du petit commerce et ne gagne guère plus de 30 000 FCFA par mois (moins de 50 euros). Quant aux chômeurs qui sont trés trés nombreux, il n'y a rien pour eux.

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09:50 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (4)

06/03/2007

Sénégal: l'après éléctions présidentielles

Sans attendre la confirmation et la publication des résultats des élections présidentielles par le Conseil Constitutionnel, le Président Abdoulaye WADE fait une attaque en règle contre les principaux chefs de l'opposition, qui n'ont par ailleurs de cesse de contester le scrutin du 25 février. Fin politique, Maître WADE (avocat d'origine) sait sans doute ce qu'il fait en portant des accusations précises et ne semble pas craindre un effet boomerang.

Il est vrai que les prochaines élections législatives se dérouleront au mois de juin 2007 et que le président veut avoir une chambre des députés qui le soutienne dans la poursuite des réformes déjà  entamées et la mise en oeuvre de nouvelles actions. Il veut profiter de son triomphe au premier tour des élections et mettre à  terre ceux qui l'ont bien malmené durant la campagne électorale.

Toujours est-il que les quotidiens de la presse locale s'en donnent à  coeur joie et publient des articles où la majorité des leaders politiques s'attaquent les uns les autres par journaliste interposé... Ici, on ne semble pas vérifier outre mesure ses informations. De ce fait vérités et contre-vérites se croisent, et les affirmaions sans fondement pullulent.

10:00 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

05/03/2007

Sénégal: éléctions, les chiffres

Les chiffres de l'éléction présidentielle 2007 au Sénégal.

Près de 71 % des électeurs sénégalais se sont déplacés ce dimanche 25 février 2007 pour exprimer leur choix entre quinze candidats.

Monsieur Abdoulaye WADE du Parti Démocrate Sénégalais a obtenu 1 910 368 voix, soit 55,86 % des suffrages exprimés.

L'ancien premier ministre, maire de Thiès, M. Idrissa SECK recueille 510 610 voix, soit 14,93 %.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste sénégalais, M. Ousmane Tanor DIENG, obtient 403 967 voix, soit 11,81 %

En quatrième position, on trouve M. Moustapha Niasse, autre ancien premier ministre, avec 197 336 suffrages, soit 5,87 %.

Dans tous les départements du pays, sauf ceux de Thiès et de Nioro, M. WADE se trouve en tête (32 sur 34 départements). Beaucoup de sénégalais ont voté pour le Président sortant car ils veulent que ce dernier achève les chantiers entrepris depuis son élection en 2000.

Rappelons que M. Abdoulaye WADE, libéral, avocat d'origine formé en France, a mis fin en 2000 à  quarante années de pouvoir socialiste avec sa victoire à  l'arraché sur M. Abou DIOUF.

08:40 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

02/03/2007

Le scandale des Talibés continue.

 

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J'ai l'impression que ces enfants mendiants sont toujours plus nombreux. Alors que ses grands hopitaux sont équipés de scanners et d'I.R.M., la société sénégalaise semble banaliser la chose et accepter de voir chaque jour dans les rues ces "enfants esclaves" chargés de récolter de quoi manger pour survivre et des sous pour leur marabout. Et, si ces innocents ne ramènent pas au moins de 300 à 500 FCFA à leur maître, ils sont châtiés.

Monsieur le Président WADE, à  l'aube de votre second mandat pourquoi ne pas mettre la résolution de ce grave problème, véritable fléau social, au rang de vos préoccupations IMMEDIATES ?

Voir les articles parus en juin 2006 dans la catégorie SENEGAL

12:20 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

01/03/2007

Sénégal: Promotion Sociale.

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Photo archives

Dam Fall, maçon de son état, ne gagnait pas assez d'argent pour satisfaire ses besoins et ceux de sa famille. Il décide alors de changer de métier et se transforme en marabout. Il améliore pour cela son look et ses manières. Puis il se met à  fabriquer de faux talismans "anti-police", "anti-gendarmerie", "anti-prison" qu'il vend en banlieue de DAKAR. Il en est même arrivé à proposer des gris-gris permettant de commettre un vol dans les boutiques sans être appréhendé. Il s'est ainsi refait une santé financière.

Le charlatan a oeuvré pendant vingt ans. La gendarmerie vient de mettre un terme à cette activité lucrative en ce mois de février 2007. Il dort en prison maintenant.

Une idée me vient à l'esprit. Je vais proposer en France des "gris-gris anti-radar", des "gris-gris anti-police municipale" pour le stationnement en ville....

Youpiiii, je vais faire fortune... Mais, prudent, je ne ferai qu'un quinquénat, nos pandores ayant, parait-il, une meilleure productivité.

07:05 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (2)

28/02/2007

Sénégal: un Ministre qui défonce!

Le coup de boule de Zidane, qui n'a brisé que la fierté de l'italien Materrazy projeté sur son arrière train, on en a parlé dans le monde entier.... Il y a pire à  mon avis: la porte d'un bureau de voté fracassée par un Ministre de la Justice en fonction. Cela s'est passé au Sénégal ce dimanche 25 février 2007. Les faits tels qu'ils se sont produits:

Devant l'affluence et les files d'attente des électeurs et du fait du retard pris dans les opérations de vote, le Ministre de l'Intérieur avait diffusé un communiqué pour la prolongation du vote jusqu'à 22 h 00 si c'était nécessaire.

Vers 21 h 00, le bureau de vote N° 1 de Ndatté Yalla, quartier de Saint Louis, n'ayant plus d'électeurs en attente de voter ferme et son président fait commencer le dépouillement. Quelques temps après le Ministre de la Justice se présente à  ce bureau pour exiger sa réouverture. Le représentant du Parti Démocratique Sénégalais (celui du Président Abdoulaye WADE) s'y oppose. Le Garde des Sceaux n'en a cure et défonce la porte du bureau de vote.

20:48 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

27/02/2007

Sénégal: les éléctions présidentielles en direct

 

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M. Abdoulaye WADE serait réélu Président de la République du Sénégal.

Cette victoire du sortant aurait pu être annoncée dès lundi tant les résultats de la majorité des bureaux de vote étaient éloquents. Mais le Ministère de l'Intérieur tient à  ce que tout soit vérifié et revérifié pour éviter toute contestation possible. Le pouvoir en place ne veut pas de remous post électoraux, certains adversaires de WADE étant peu enclins à  admettre sans broncher le verdict des urnes et à faire preuve d'esprit chevaleresque. On connait la propension de nombreux politiciens à amplifier outre mesure le moindre problème.

Il est évident que tout n'a pas été parfait au niveau des 12 000 points de vote dans tout le pays. Mais il n'y a réellelment pas de quoi remettre en cause les résultats révélés par le dépouillement des bulletins des électeurs. Certes il y a le problème des cartes d'électeur numérisées qui ne seraient pas parvenues à  leur propriétaire. Le Sénégal n'est-il pas une jeune démocratie où tout n'est pas encore parfaitement au point ?

Bien que le Conseil Constitutionnel n'ait pas donné les résultats officiels, on peut dire que M. Adoulaye WADE sort vainqueur de ce premier tour de scrutin avec plus de 50 % des voix. Souhaitons qu'il ait le triomphe modeste et que le Sénégal continue dans la voie du développement. Il  y a encore tant à faire ici.

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JCG

15:05 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1)

26/02/2007

Sénégal: les éléctions présidentielles en direct

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De nombreux bureaux de vote sont restés ouverts jusqu'à 22 heures ce dimanche, au lieu de 18 h 00 initialement prévu. Certes, il y avait eu des ouvertures tardives le matin, jusqu'à   9 h 30 alors que l'heure officielle était prévue à 8 h 00, non pas par manque de matériel électoral mais du fait d'organisations locales défaillantes (par exemple, le Président du bureau de vote n'avait pas les clés de ses locaux, salles non préparées à l'avance, etc..). Faute des clés, on parle de portes qui auraient finalement été forcées devant des files d'attente d'électeurs afin que puissent débuter les opérations de vote.

Plus de soixante dix pour cent des électeurs inscrits sur les listes électorales se sont déplacés pour participer à ce premier tour de scrutin..

Les résultats ne devraient pas étre connus avant ce soir. Le camp du président sortant, M.WADE, est toujours persuadé de la victoire; mais les opposants affirment qu'il y aura un second tour

18:20 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1)

25/02/2007

Sénégal:les éléctions présidentielles en direct

 

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Ce dimanche matin à 08 heures locales ont commencé au Sénégal les opérations de vote pour l'élection présidentielle 2007.

Dès la fin de la prière de 6 h 45, des électeurs se dirigeaient vers leur bureau de vote et avant même l'ouverture des portes on pouvait constater des files d'attente.

Le Ministère de l'Intérieur avait tout mis en oeuvre pour que les 12 000 points de vote soient équipés en temps voulu de tout le matériel nécessaire. Même s'il a pu y avoir quelques incidents de ci de là , cela ne saurait remetre en cause la volonté affichée de faire en sorte que tout se déroule au mieux dans le meilleur esprit démocratique.

A la mi-journée, ce premier tour de scrutin se déroule dans le calme, la sérennité et la transparence. Les Sénégalais viennent nombreux accomplir leur devoir de citoyen. Les files d'attente devant les bureux de vote sont impressionnantes. Beaucoup y passeront de une à deux heures avant de déposer dans l'urne le bulletin de leur choix. A l'intérieur les opérations semblent un peu lentes et peuvent faire craindre que tous les électeurs n'y passeront pas s'il n'a pas une accélération.

Photos prises par JCG, à 12h30, devant le bureau de vote de M'Bao

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18:25 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

Sénégal: élections présidentielles

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La grande incertitude du premier tour. Quinze candidats se présentent au suffrage de 5 000 000 électeurs. Le nombre élevé des prétendants semble exclure que l'un d'entre eux obtienne plus de 50 % des voix ce dimanche. Si c'était le cas d'aucuns osent mettre en avant que la démocratie sénégalaise serait en danger du fait d'un éventuel manque d'intégrité.

Le Président sortant, élu en 2000, M. Abdoulaye WADE, quatre vingts ans, du ¨Parti Démocratique Sénégalais se représente et insiste sur son bilan. Ses principaux adversaires sont M. Ousmane Tenor DIENG, du Parti Socialiste, M. Idrissa SECK, maire de Thiès, M. Aboulaye BATHILY, M. Moustapha NIASSE, ancien premier ministre de WADE, du parti 'Coalition Alternative 2007'.

La campagne électorale, qui s'est terminée ce vendredi à minuit s'est déroulée dans d'assez bonnes conditions. On peut espérer le calme dans le pays demain. Les grands marabouts n'auraient pas donné de consignes de vote.

09:50 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (2)

23/02/2007

Election Présidentielle Sénégalaise :

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Ouverture d’un bureau de vote à la Maison des Relations Internationales.

L’Ambassade du Sénégal à Paris ouvrira un bureau de vote à la Maison des Relations Internationales annexe, espace Martin Luther King, pour permettre aux ressortissants sénégalais résidant dans la région de Montpellier de voter aux élections présidentielles se déroulant dans leur pays. 

Dimanche 25 février 2007 : 1er tour

Dimanche 18 mars 2007 : 2ème tour

Le bureau de vote sera ouvert de 9h à 19h.

12:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)

21/02/2007

Le Baobab

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Comme le cèdre est au Liban, la feuille d’érable au Canada, le baobab est au Sénégal, à la différence près qu’il ne figure pas sur le drapeau national. N’empêche le baobab est un emblème pour le pays (l’autre étant le lion). Les philatélistes le savant bien qui voient l’arbre en solo sur les timbres ‘Officiel’ de la poste sénégalaise.

Quand il est jeune le baobab ressemble à une bouteille renversée; l’arbre adulte présente un tronc énorme, fort et trapu avec des branches tortueuses.

Le baobab, qui atteint 20 à 24 mètres de haut, peut avoir une circonférence de 22 mètres. Ses racines sont minuscules et son tronc en bois spongieux est un véritable réservoir qui contient jusqu’à 90 à 100 000 litres d’eau. Son écorce, lisse à l’extérieur, est grisâtre, quelquefois argentée. Des feuilles apparaissent irrégulièrement entre juin et décembre. La floraison a lieu généralement en l’espace d’une seule nuit, pendant laquelle les amateurs nocturnes de nectar, notamment les chauve-souris, assurent la pollinisation. La fleur est blanche avec une odeur peu agréable.
La longévité du baobab serait de 1 000 à 2 000 ans s’il ne subit pas d’agression..

C’est un arbre aux multiples usages:
-La partie intérieure fibreuse de son écorce est utilisée pour faire des cordes et cordages.
-Les feuilles servent en pharmacopée (tisane);
-Son fruit, le pain de singe ou bouÏ en wolof, est pulpeux et peut se manger cru. Il a un goût acidulé et sert aussi à faire une boisson pour les enfants: le jus de bouï. Les villageois font des récipients avec la coque.
-Les graines, grosses comme des noisettes, produisent après écrasement une huile alimentaire ou se consomment grillées pour remplacer le café.

Dans le village, les habitants se réunissent souvent au pied du baobab pour discuter pendant des heures, d’où son surnom d’arbre à palabre.

Le baobab est au Sénégal entouré de nombreuses légendes. Certains d’ailleurs, creux à l’intérieur, servent de sépulture pour les griots, ces conteurs, poètes, musiciens, dépositaires et garants de la tradition orale.

16:59 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : baobab

20/01/2007

Les griots

medium_suso2.jpgDétenteurs et gardiens de la mémoire collective du Sénégal et des familles africaines, les griots perpétuent la tradition orale.
S’accompagnant de la kora, du balafon ou d’un luth, ils relatent par le biais de chants, de chroniques et de récits les légendes et l’histoire du village ou du pays dont ils ont mémorisé tous les évènements importants. Leur rôle est primordial dans la conservation et la transmission de la culture orale.
Musiciens, chanteurs, conteurs, bardes ambulants, ces maîtres incontestés de la parole et de la musique vont de village en village chanter les louanges d’un lignage ou d’un clan qui le paie à cet effet. Ils peuvent parler pendant des heures et des heures, voire des journées entières, en utilisant les ressources de leur mémoire imprégnée des connaissances léguées de griot en griot au cours des générations. Ils se déplacent aussi de famille en famille pour animer les principaux évènements de la vie (mariage, circoncision, funérailles, soirées de divertissement) et flatter les invités. Ils leur arrivent d être médiateurs dans les conflits familiaux et villageois.

N’importe qui ne peut pas être griot. C’est une profession et un art qui se transmettent par lignage. Une femme peut être griote; elle est alors surtout chanteuse et développe une voix puissante et aiguë qui porte fort et loin.

Aujourd’hui, les griots évoluent avec la société qui se modernise mais demeurent très populaires et, bien que descendants de caste inférieure, conservent une importance considérable. En plus de leurs activités traditionnelles, ils peuvent conseiller en amour comme en affaires ou en communication, être appelés à pousser les sportifs à se surpasser en faisant leur éloge (lutteurs, footballeurs, notamment). Certains d’entre eux ont créé des groupes musicaux qui se produisent tant en Afrique qu’à l’étranger (Youssou N’Dour, Touré Kunda, etc.).
Souvent féticheurs, les griots sont aussi grands pourvoyeurs d’amulettes, de gris-gris, de poudre d’invisibilité, indispensables à tout Sénégalais qui part pour un long voyage.

Après leur décès, les griots étaient autrefois inhumés avec leurs bijoux et armes à l’intérieur de baobabs. medium_griots-tombeau.2.jpgPeu après le retour à l’indépendance du Sénégal (1960), ils ont voulu être enterrés dans des cimetières comme tout le monde malgré les réticences des vieux sénégalais qui prétendaient comme leurs anciens qu’un griot dans un tel lieu signifie pénurie de pluie.

Ne serait-ce pas dans les années 1970 qu’a commencé une grande sécheresse au Sahel ?

14:55 Publié dans Sénégal | Lien permanent | Commentaires (0)